Les Rencontres Littéraires De Morières

Les Rencontres Littéraires De Morières

JEAN VILANE

 

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Jean Vilane, fils du garde champêtre de Caromb, petit village au pied du géant de Provence, le Mont Ventoux, a fait toute sa carrière dans l'éducation nationale.

Artiste dans l'âme, il a mené de nombreux projets à Avignon permettant aux jeunes de la Cité papale et du Vaucluse de participer à de nombreuses manifestations culturelles.

Il est à l'origine de l'École du cirque et une maison des jeunes, dans les quartiers difficiles d'Avignon, où il fit toute sa carrière d'enseignant

Auteur d'un spectacle pour le festival d'Avignon : "Camargue rouge" (L’histoire relate des faits réels et cependant peu connus au début du XXe siècle, sous l’impulsion d’un gardian avignonnais, le Marquis de Baroncelli, la Provence accueillit des Indiens Sioux.

Les vainqueurs de Little Big Horn et une centaine de guerriers de leur tribu, cohabitèrent avec les gardians de la Camargue et les gitans venus en pélerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

(…) Pari aux antipodes du pessimisme social ambiant, du clinquant, du factice ou du “trash” des spectacles à la mode, à des années cosmiques de l'homme marchandisé. Le Dauphiné-Vaucluse), qui connut un grand succès a vu son spectacle joué plus de 200 fois.

En 2007, victime d'un AVC (accident vasculaire cérébral), il reste dans un coma profond pendant une vingtaine de jours, les médecins réservant leur diagnostic. C'est pendant ces jours, où il vogue entre plusieurs "mondes" qu'il revivra des moments de sa vie, jusqu'au jour où, "dans une espèce de lumière", son père lui apparaît, souriant, bienveillant. Ils entament une conversation, comme si tout cela était naturel (son père étant décédé…). Celui-ci va lui demander de raconter sa vie.

Naîtra alors son premier ouvrage : "Le corset teuton du garde champêtre de Caromb"

Au prix d'une longue et pénible rééducation,  Jean retrouvera la faculté de se mouvoir, de parler, d'écrire…

 

J'ai connu Jean très tôt puisque nous sommes du même village. Sa maman et sa sœur travaillaient avec ma maman à moi…

Puis nous nous sommes perdus de vue. Nous avons grandi, quitté notre village Maman est partie, puis papa, et un jour j'ai croisé un monsieur qui marchait péniblement dans les rues de mon village, à Morières. Son visage me disait quelque chose, mais je n'ai pas osé m'approcher…

Puis je l'ai revu et, comme je suis curieuse, j'ai osé l'aborder. Il avait encore beaucoup de difficulté à parler, mais il a pu me dire qui il était : Jean Vilane !

Si je me suis permis de présenter moi-même cet auteur, c'est parce que j'ai une immense affection pour ce Monsieur, avec qui je partage l'amour de notre village de naissance, comme on dit ici ; Caromb et l'amour de cette belle Provence que nous avons la chance d'habiter !

Un deuxième ouvrage vient d'être édité : "Passion Vilar" dans lequel Jean Vilane utilise le symbolisme des trois clefs de la ville d'Avignon pour expliquer qui était Jean Vilar, fondateur du festival mondialement connu.

Jean Vilar… Jean Vilane….

NADIA BERGOUGNOUX

 

 

TITRES 

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Jean VILANE signe son livre Le ROC du GANGE sur son voyage initiatique en INDE incluant son entretien avec le 14ème Dalaï-Lama (2018)

LE CORSET TEUTON DU GARDE CHAMPETRE DE CAROMB

 

 

Mon père ce héros au sourire si doux… C’est de son père, Hubert, dont Jean parle dans ce récit. Récit qui débute en 46 à Caromb, petite commune du Vaucluse. Les habitants sont des carombais et les habitantes… Hubert a vécu la guerre, les exactions, les souffrances physiques dans sa chair. Le conseil municipal le nomme garde champêtre. Champêtre, ça lui va, mais

garde, ça ne lui plaît guère. Ça fait un peu trop militaire et ça lui resserre un peu son corset teuton

 

Ce corset, symboliquement, c’est le fond d’oppression qui réside en tout un chacun. Et Hubert, qui pendant toutes ces années de guerre à vu ce corset hélas se raffermir, le voit se détendre ou se resserrer selon les rencontres, les circonstances, mais jamais disparaître.

 

 

PASSION VILAR Trois clefs Avignon -

 

 

 

"Ici, le pédagogue utilise avec habileté le symbolisme des trois clefs de la ville pour expliciter la magnifique Utopie de Jean Vilar. le conteur n'hésite pas à les confronter aux clefs de l'apôtre Pierre, rappelant que les héritiers de celui-ci investirent aussi les lieux. Sa passion le rapproche du fondateur Vilar qu'il admire et dont, parallèlement, il transcende le parcours"

Françoise Mingot-Tauran - éditrice

 

 

 

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Une manade, un gardian souriant : cela correspond bien à l’image traditionnelle de la Camargue. Mais pourquoi « rouge » ? La couverture répond en promettant aux lecteurs des Indiens mais que peuvent faire ces Peaux-Rouges en Camargue ?!

 

 Tout commence aux Etats- Unis, en 1904, dans le Sud Dakota, un certain Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill, décide une tribu d’Indiens Lakota à l’accompagner en Europe. La troupe, le Wild West Show, traverse bientôt l’Atlantique où Indiens et chevaux découvrent la mer et le mal de mer ! A la fin de l’automne, ils sont à Londres, puis à Paris. Parmi eux se trouve une jeune fille parlant bien l’anglais et un peu français. Elle a été pensionnaire à Carlisle. C’est elle que démarche le Marquis Folco de Baroncelli-Javon, un Provençal pur et dur qui aimerait voir tous ces Indiens « galoper à bride abattue dans les marais au milieu des marais flamants roses ». Le Wild West Show fait étape à Marseille et c’est parce que la troupe est inopinément coincée sur le port  (à cause d’un incendie d’entrepont) que le riche Camarguais va voir son rêve se réaliser, un rêve multiracial qui fait se côtoyer des Sioux, des Gitans et des Camarguais.

 

 Une manade, un gardian souriant : cela correspond bien à l’image traditionnelle de la Camargue. Mais pourquoi « rouge » ? La couverture répond en promettant aux lecteurs des Indiens mais que peuvent faire ces Peaux-Rouges en Camargue ?!

 Tout commence aux Etats- Unis, en 1904, dans le Sud Dakota, un certain Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill, décide une tribu d’Indiens Lakota à l’accompagner en Europe. La troupe, le Wild West Show, traverse bientôt l’Atlantique où Indiens et chevaux découvrent la mer et le mal de mer ! A la fin de l’automne, ils sont à Londres, puis à Paris. Parmi eux se trouve une jeune fille parlant bien l’anglais et un peu français. Elle a été pensionnaire à Carlisle. C’est elle que démarche le Marquis Folco de Baroncelli-Javon, un Provençal pur et dur qui aimerait voir tous ces Indiens « galoper à bride abattue dans les marais au milieu des marais flamants roses ». Le Wild West Show fait étape à Marseille et c’est parce que la troupe est inopinément coincée sur le port  (à cause d’un incendie d’entrepont) que le riche Camarguais va voir son rêve se réaliser, un rêve multiracial qui fait se côtoyer des Sioux, des Gitans et des Camarguais.

 

 

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Les quatre fabuleux de Liverpool régnèrent sans partage sur la musique populaire du XXème siècle, devançant souvent son évolution, accompagnant ses soubresauts, ses drames, ses révoltes et ses conquêtes. L'auteur, devenu bilingue sous leur influence, eut l'opportunité, dans sa jeunesse londonienne, de croiser leur route. C'est avec habileté et jubilation qu'il relie leurs compositions, tantôt poétiques tantôt engagées, aux méandres de son propre long et sinueux chemin. Loin de se livrer au panégyrique convenu d'une oeuvre qu'il connaît parfaitement, il nous convie, grâce à la finesse évolutive des écrits, à un parcours ferroviaire musical initiatique. Avec la ferveur et l'humour caractérisant ses ouvrages, Jean Vilane nous invite à une rencontre plus approfondie de John Lennon et de George Harrison qu'il apprécie plus particulièrement dans l'expression de leur spiritualité chantante. Enfin, s'il nous confie huit moments structurels de sa vie épousant malicieusement le chemin des Beatles, le militant avignonnais pour l'éducation populaire qui s'affirmait dans « Passion Vilar » évoque aussi au passage celui des Stones, de Brel, Ferré, Brassens, Adamo, Stevens, Who, Hendrix et consorts. Il réalise ainsi comme une longue ascension symbolique de son ombre vers sa lumière par chants populaires du monde interposés. Au regard de quelques textes spécifiques pas toujours très médiatisés, le célèbre conteur du festival d'Avignon nous replonge avec délice dans cet univers spontané des sixties et des seventies qui n'a toujours pas fini de nous émouvoir.. Françoise Mingot-Tauran

 

 

 

 



11/11/2012
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